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La vie, ce grand mystĂšre
 

En aidant ma fille Ă  comprendre sa leçon de biologie, j’ai encore Ă©tĂ© saisi par la complexitĂ© inouĂŻe du vivant. La leçon portait sur les muscles de notre corps et on voyait une photographie, prise au microscope Ă©lectronique, montrant des fibres musculaires et les vaisseaux sanguins qui les parcouraient pour leur apporter le glucose et le dioxygĂšne dont ils ont besoin pour leur activitĂ© ; des vaisseaux sanguins qui peuvent ĂȘtre dix fois plus fins qu’un cheveu et dont la longueur totale dans notre organisme est estimĂ©e Ă  cent mille kilomĂštres, soit deux fois et demi le tour de la Terre, en ayant la propriĂ©tĂ© de se rĂ©parer quand ils sont lĂ©sĂ©s, de la mĂȘme maniĂšre que nos routes sont remises en Ă©tat par les services de voirie lorsqu’elles ont Ă©tĂ© dĂ©gradĂ©es, suite, par exemple, Ă  de fortes pluies. Et ce n’est pas tout, ces mĂȘmes vaisseaux sanguins Ă©vacuent les dĂ©chets produits par l’activitĂ© musculaire, en particulier du CO2, lequel, une fois rejetĂ©s Ă  l’extĂ©rieur de l’organisme, est utilisĂ© par les vĂ©gĂ©taux pour se nourrir et fonctionner, se transformant alors en dioxygĂšne et en matiĂšre carbonĂ©es, indispensables Ă  notre vie, grĂące au mĂ©canisme de la photosynthĂšse - un processus que, soit dit en passant, les scientifiques n’ont toujours pas rĂ©ussi Ă  reproduire artificiellement. Qui plus est, tout ces fonctionnements incroyables sont parfaitement intĂ©grĂ©s et orchestrĂ©s au sein d’ĂȘtres vivants qui, quand ils ne sont pas dĂ©naturĂ©s par de mauvais traitements, prĂ©sentent une apparence d’harmonie et de beautĂ© troublantes. La vie s’y entend pour marier le fond et la forme.

 

Un autre Ă©lĂ©ment m'a beaucoup surpris. En regardant le documentaire Ă  caractĂšre scientifique « Tchernobyl une histoire naturelle » (lien : https://www.youtube.com/watch?v=40oRga1gwH8), on apprend que la vie a prĂ©vu des mĂ©canismes pour rĂ©parer les chromosomes lorsqu’un des deux brins qui les constituent avait subi une altĂ©ration, suite par exemple Ă  une irradiation, l’autre brin servant de modĂšle Ă  celui qui a Ă©tĂ© endommagĂ©, une "machinerie molĂ©culaire" se dĂ©plaçant le long des filaments d’ADN et remplaçant les Ă©lĂ©ments manquant. Sans doute peut-on voir lĂ  une des raisons pour lesquelles les scientifiques, Ă  leur grand Ă©tonnement, ont observĂ© que de nombreuses espĂšces animales ou vĂ©gĂ©tales ont rapidement recolonisĂ© les zones les plus durement touchĂ©es par l’explosion de la centrale de Tchernobyl, des espĂšces vivant Ă  prĂ©sent en parfaite santĂ©, mĂȘme dans des zones oĂč la radioactivitĂ© est encore plusieurs milliers de fois supĂ©rieure Ă  la normale.

 

Une autre surprise attendait les scientifiques Ă©tudiant les populations animales et vĂ©gĂ©tales vivant dans les zones trĂšs contaminĂ©es autour des restes de la centrale nuclĂ©aire, pensant trouver de nombreuses espĂšces mutantes – vu que, selon la thĂšse communĂ©ment admise dans le monde scientifique, l’évolution du vivant serait due Ă  des mutations accidentelles provoquĂ©es par des rayonnements du type de ceux produits par la radioactivitĂ©. En fait, non ; Ă  part certains vĂ©gĂ©taux prĂ©sentant des anomalies de dĂ©veloppement, mais Ă©tant amenĂ©s Ă  disparaĂźtre du fait de leur caractĂšre peu viable, la nature avait repris ses droits, et les diffĂ©rentes espĂšces de souris observĂ©es, mĂȘme aprĂšs une quarantaine de gĂ©nĂ©rations, n’avaient pas subi de mutations observables. Robert J. Baker, gĂ©nĂ©ticien Ă  la Texas Tech University de l’Ubok, s’exprime ainsi : « Au jour d’aujourd’hui, on peut dire que non seulement les animaux vont bien, mais qu’également leur gĂ©nome n’a pas subi de modifications. Â»

 

Comment, dĂšs lors, accrĂ©diter la thĂšse selon laquelle l’évolution du vivant serait due aux rayons cosmiques venant frapper alĂ©atoirement des filaments d’ADN ?

 

Une autre observation rĂ©alisĂ©e sur des souris, mais dans un endroit oĂč la radioactivitĂ© Ă©tait parfaitement normale, est Ă©galement troublante : Du fait du rĂ©chauffement climatique, une espĂšce au pelage blanc a vu son milieu ambiant passer de la neige Ă  la roche volcanique sous-jacente, de couleur brune. Des scientifiques ont alors observĂ© que cet animal avait mutĂ© en quelques gĂ©nĂ©rations, voyant sa fourrure devenir brune – de la mĂȘme couleur exactement que celle de la roche oĂč elle vivait dorĂ©navant, lui permettant d’ĂȘtre moins repĂ©rable par ses prĂ©dateurs ? Quand on sait l’infinitĂ© de couleurs possibles sur un nuancier, pourquoi, si cette mutation avait Ă©tĂ© due au hasard, cette couleur exactement plutĂŽt qu’une autre ?

 

Si l’on pense que la vie est le seul fruit du hasard, comment expliquer tous ces phĂ©nomĂšnes ?